Nos émotions ont-elles une fréquence ? La science de l'esprit, du cerveau et de l'état émotionnel

Nos émotions ont-elles une fréquence ? La science de l'esprit, du cerveau et de l'état émotionnel

Nos émotions peuvent-elles influencer notre état physique ? Nous explorons le concept de fréquence émotionnelle à travers la physique, les oscillations neuronales, la neuroplasticité et le système nerveux, ainsi que ce que la science nous apprend sur le lien entre l'esprit et le corps.

De la physique et des oscillations neuronales à la neuroplasticité et au système nerveux, la science nous révèle quelque chose de fascinant : notre monde intérieur n'est pas dissocié de notre biologie. Ce que nous pensons, ressentons et vivons de manière répétée peut influencer les schémas de notre cerveau et de notre corps.

L'idée selon laquelle nos émotions émettent des fréquences différentes est de plus en plus répandue dans les discussions sur la santé et le bien-être.

Vous avez peut-être déjà vu le tableau des fréquences émotionnelles :

Honte : 20 Hz
Peur : 100 Hz
Courage : 200 Hz
Amour : 500 Hz
Joie : 540 Hz

Ce concept trouve un écho parce que différentes émotions peuvent être ressenties de manière très différente dans le corps.

La peur peut faire battre le cœur. L'anxiété peut modifier notre respiration. Le stress peut provoquer une tension physique. La joie peut procurer une sensation d'expansion. Se sentir en sécurité avec quelqu'un peut apparemment transformer tout notre état physique.

Alors, que se passe-t-il lorsque nous abordons la notion de fréquence émotionnelle sous l'angle de la physique, des neurosciences et du système nerveux ?

La science nous plonge dans une relation fascinante entre l'activité électrique, les oscillations neuronales, les états émotionnels et la capacité du cerveau à évoluer.

Nous sommes des systèmes biologiques rythmiques

En physique, la fréquence désigne le nombre de fois où un événement répétitif se produit au cours d'un intervalle de temps donné. Le hertz, ou Hz, correspond au nombre de cycles par seconde.

Et le rythme est présent partout dans la physiologie humaine.

Le cœur bat.

Nous respirons de manière rythmée.

Les neurones communiquent par des signaux électriques et chimiques.

Des groupes de neurones peuvent synchroniser leur activité sous forme d'oscillations mesurables.

Les scientifiques peuvent observer ces modèles d'activité électrique cérébrale dans différentes bandes de fréquences grâce à des technologies telles que l'EEG et la MEG. Les oscillations neuronales jouent un rôle dans la coordination de l'activité cérébrale et ont été associées à des fonctions telles que l'attention, la perception, la mémoire et la cognition.

La fréquence n'est donc pas un concept totalement inconnu lorsqu'il est question du corps humain.

Notre biologie est dynamique, électrique et évolue constamment en fonction de nos environnements internes et externes.

Et cela nous offre un prisme scientifique intéressant pour explorer ce que nous décrivons souvent de manière plus intuitive comme notre énergie, notre état ou notre fréquence.

Une émotion n'est pas seulement quelque chose que l'on pense

Nous avons tendance à parler des émotions comme si elles n'existaient que dans l'esprit.

Mais les émotions sont des expériences incarnées.

Pensez à la dernière fois où vous vous êtes senti vraiment nerveux.

Votre cœur a peut-être battu plus vite.

Votre respiration est peut-être devenue plus superficielle.

Vous avez peut-être eu un nœud à l'estomac.

Vous avez peut-être les mains moites.

Il se peut que votre capacité d'attention ait diminué.

Imaginez-vous maintenant assis dans un endroit où vous vous sentez parfaitement en sécurité.

Vos épaules peuvent s'affaisser.

Votre respiration peut ralentir.

Vos muscles peuvent se détendre.

L'environnement extérieur n'a peut-être même pas changé radicalement, et pourtant l'expérience intérieure peut être totalement différente.

Les états émotionnels impliquent des interactions entre le cerveau, le système nerveux autonome, les hormones, les sensations corporelles, la mémoire, la perception et notre interprétation de ce qui se passe autour de nous.

En d'autres termes, ce que nous ressentons se traduit par des manifestations physiologiques.

Votre cerveau interprète sans cesse le monde qui l'entoure

L'une des choses les plus fascinantes à propos du cerveau humain, c'est qu'il ne se contente pas d'enregistrer la réalité comme un appareil photo.

Il l'interprète.

Deux personnes peuvent vivre le même événement et avoir des réactions émotionnelles complètement différentes.

Même une même personne peut vivre une situation identique de manière différente en fonction de ses expériences passées, de ses attentes, de son niveau de stress ou de son état émotionnel du moment.

C'est important car le sens que nous donnons à une expérience peut influencer notre réaction émotionnelle face à celle-ci.

L'un des exemples les plus parlants est tiré des recherches sur la réévaluation cognitive.

La réévaluation cognitive consiste à changer notre façon d'interpréter une situation afin d'en modifier l'impact émotionnel.

Les recherches en neuro-imagerie ont montré que la réévaluation mobilise des régions cérébrales impliquées dans le contrôle cognitif et peut moduler l'activité dans les régions impliquées dans la réponse émotionnelle, notamment l'amygdale.

Imaginez deux personnes sur le point de faire une présentation importante.

L'une d'elles se dit :

« Tout le monde va me juger. Je vais me ridiculiser. »

L'autre remarque ce même cœur qui bat et se dit :

« Mon corps se prépare. C'est important pour moi, et je suis prêt. »

Au début, la sensation physique peut être similaire.

Mais l'histoire qui y est liée est différente.

Et cette interprétation peut influencer l'expérience émotionnelle qui s'ensuit.

C'est là que le « pouvoir de l'esprit » devient intéressant

L'expression « pouvoir de l'esprit » peut sembler abstraite.

Les neurosciences nous offrent une approche plus concrète de la question.

Nos pensées n'existent pas indépendamment du cerveau. Penser, se souvenir, imaginer et interpréter impliquent une activité biologique.

Et le cerveau lui-même est capable de changer.

Cette capacité est communément appelée « neuroplasticité ».

La neuroplasticité désigne la capacité du système nerveux à adapter son activité et son organisation en réponse à l'expérience, à l'apprentissage et à d'autres facteurs.

Cela signifie que notre cerveau n'est pas simplement une structure immuable qui détermine pour toujours la manière dont nous allons penser et réagir.

L'expérience, ça compte.

L'apprentissage, ça compte.

C'est la répétition qui compte.

L'attention, ça compte.

Ce que nous faisons compte.

Cela ne signifie pas pour autant qu'une pensée positive modifie instantanément le fonctionnement du cerveau.

Mais cela signifie que les expériences répétées et les réponses acquises peuvent influencer le fonctionnement neuronal au fil du temps.

Quel état pratiquez-vous régulièrement ?

C'est peut-être l'une des questions les plus pertinentes qui soient ressorties de la discussion sur la fréquence émotionnelle.

Parce que notre cerveau apprend par la répétition.

Si nous vivons régulièrement certaines situations que nous percevons comme menaçantes, le cerveau peut devenir très efficace pour reconnaître ces schémas et y réagir.

De même, grâce à l'apprentissage et à la pratique, nous pouvons développer différentes façons de réagir.

Nous pouvons prendre davantage conscience de nos pensées automatiques.

Nous pouvons remettre en question une interprétation.

Nous pouvons nous entraîner à la régulation émotionnelle.

Nous pouvons apprendre à supporter l'inconfort.

Nous pouvons créer des environnements qui semblent plus sûrs.

Nous pouvons changer nos habitudes.

Nous pouvons renforcer les liens de solidarité.

Nous pouvons mettre en place de nouveaux partenariats.

Les études sur la réévaluation cognitive montrent que le fait de modifier délibérément la manière dont nous interprétons les informations émotionnelles mobilise des réseaux cérébraux identifiables, plutôt que de se limiter à un simple exercice abstrait de « pensée positive ».

L'esprit et le cerveau ne sont pas des systèmes distincts.

Ce que nous pratiquons psychologiquement de manière répétée fait partie intégrante de notre expérience biologique vécue.

Le système nerveux fait le lien entre le monde émotionnel et le monde physique

Le système nerveux autonome permet de mieux comprendre pourquoi les émotions peuvent être ressenties de manière si physique.

Il contribue à réguler des processus que nous n'avons pas besoin de contrôler consciemment, notamment la fréquence cardiaque, la tension artérielle et la digestion.

Lorsque le cerveau perçoit un défi, le corps peut mobiliser des ressources.

La fréquence cardiaque peut augmenter.

L'attention peut s'aiguiser.

De l'énergie devient disponible.

Les hormones du stress peuvent augmenter.

Cette réponse n'est pas négative en soi.

C'est un système de survie extraordinaire.

La question est de savoir ce qui se passe lorsque le corps est amené à fournir des efforts de manière répétée sans disposer de suffisamment de temps pour récupérer.

Les chercheurs utilisent le conceptd'allostasie pour décrire la capacité de l'organisme à maintenir son équilibre grâce à un changement physiologique. Lorsque les systèmes adaptatifs de gestion du stress sont activés de manière répétée ou mal régulés au fil du temps, le fardeau cumulé est souvent qualifié de charge allostatique.

Cela nous offre une autre façon d'envisager notre état émotionnel.

Il ne s'agit pas seulement de ce que nous ressentons à un moment donné.

Il s'agit également de déterminer si notre système a la possibilité de passer de la phase d'activation à celle de récupération.

La santé émotionnelle ne consiste pas à être positif tout le temps

C'est une distinction importante.

La peur a un but.

La colère a un but.

La tristesse a un but.

Le deuil a un but.

Essayer d'éliminer toute émotion désagréable ne revient pas à atteindre le bien-être émotionnel.

Et le fait de ressentir une émotion difficile ne signifie pas que vous n'avez pas réussi à maintenir le « bon » état intérieur.

Un système nerveux résilient n'est pas un système qui ne s'active jamais.

C'est un système capable de réagir, de s'adapter et de se remettre.

Plutôt que de nous demander de rester toujours calmes ou positifs, il peut être plus utile de développer une plus grande souplesse dans la manière dont nous réagissons à ce que nous vivons.

Pouvons-nous modifier délibérément notre état intérieur ?

Dans une certaine mesure, oui.

Pas nécessairement tout de suite, et pas par la seule force de la pensée.

Mais il existe de nombreuses façons d'influencer notre état d'esprit.

Comment respirons-nous ?

Comment nous nous déplaçons.

Comment nous dormons.

Ce sur quoi nous concentrons notre attention de manière répétée.

Comment nous interprétons les situations.

Les personnes avec lesquelles nous passons du temps.

Si nous nous sentons intégrés socialement.

Combien d'opportunités créons-nous pour la récupération ?

Et comment nous réagissons à nos propres pensées.

Le corps peut également influencer l'esprit.

Une mauvaise nuit de sommeil peut modifier notre réactivité émotionnelle le lendemain. Le manque de sommeil chronique peut avoir des répercussions sur la physiologie du stress, l'équilibre du système nerveux autonome et les fonctions cérébrales.

De même, l'esprit peut influencer la manière dont nous percevons ce qui se passe dans notre corps.

La relation fonctionne dans les deux sens.

Peut-être que « élever votre fréquence » consiste aussi à changer d'état d'esprit

Le langage de la fréquence peut constituer une métaphore intéressante pour un phénomène que les neurosciences commencent à décrire avec une sophistication croissante.

Notre état intérieur n'est pas figé.

Nous pouvons l'influencer.

Nous pouvons contrôler notre respiration.

Faire de l'exercice.

Préserver notre sommeil.

Passer du temps avec des personnes qui nous procurent un sentiment de sécurité et de proximité.

Prendre conscience de ses schémas de pensée habituels.

Pratiquer la réévaluation cognitive.

Mettre en place de véritables périodes de récupération.

Ces pratiques ne se contentent pas d'éteindre une émotion pour en susciter une autre.

Mais elles peuvent influencer les systèmes neuronaux et physiologiques qui déterminent la manière dont nous percevons le monde et y réagissons.

Peut-être alors que « élever votre fréquence » peut être compris de manière plus large comme le développement d'états qui favorisent une meilleure régulation, une meilleure connexion, une meilleure perspective et une plus grande résilience.

Le cerveau est capable d'apprendre de nouveaux schémas

C'est peut-être l'aspect le plus encourageant de la conversation.

Nos expériences nous façonnent, mais nous ne sommes pas nécessairement prisonniers de tous les schémas que nous avons appris.

La neuroplasticité signifie que le système nerveux conserve une capacité d'adaptation.

Et la régulation émotionnelle elle-même n'est pas un processus unique au sein du cerveau. Les recherches suggèrent que des stratégies telles que la réévaluation et l'acceptation peuvent faire appel à des processus neuronaux qui se recoupent autant qu'ils sont distincts.

Nous pouvons apprendre à réagir autrement.

Nous pouvons créer de nouvelles associations.

Nous pouvons prendre davantage conscience des histoires que nous nous racontons sans cesse.

Nous pouvons nous entraîner à réagir à des situations familières de manière différente.

Rien de tout cela ne signifie que nous pouvons nous sortir de chaque difficulté par la seule force de la pensée ou contrôler chaque aspect de notre santé.

La génétique joue un rôle important.

L'environnement, ça compte.

Le contexte social a son importance.

La biologie des maladies a son importance.

Les soins médicaux, ça compte.

Mais notre monde intérieur fait également partie du tableau.

Le pouvoir de l'esprit ne signifie pas que la pensée contrôle tout. Cela tient au fait que le cerveau et le corps interagissent, apprennent et s'adaptent en permanence.

De la fréquence à la flexibilité

Peut-être n'avons-nous pas besoin de choisir entre le langage de l'énergie et celui des neurosciences.

Ils peuvent simplement répondre à des questions différentes.

La physique nous fournit le langage de l'oscillation et de la fréquence.

Les neurosciences nous permettent d'observer l'activité électrique et la communication au sein du cerveau.

La psychologie nous aide à comprendre la pensée, les émotions et le comportement.

La physiologie nous montre comment le stress et les états émotionnels peuvent se manifester dans tout le corps.

Et la neuroplasticité montre que l'expérience peut contribuer à des changements au sein du système nerveux.

Ensemble, ils mettent en lumière une idée à la fois simple et profonde :

Notre état interne est dynamique.

Alors peut-être que la question la plus intéressante n'est pas simplement :

« À quelle fréquence suis-je ? »

Mais :

« Quel état suis-je en train de cultiver de manière répétée ? »

Est-ce que je passe mon temps à anticiper la menace ?

Est-ce que je donne à mon corps la possibilité de récupérer ?

Est-ce que je ne fais que renforcer sans cesse la même interprétation ?

Suis-je entouré de personnes avec lesquelles je me sens en confiance et en sécurité ?

Est-ce que je suis en train de faire de la place à la joie ?

Est-ce que je m'autorise à ressentir des émotions difficiles sans me laisser dominer par elles ?

Ces questions peuvent nous en dire bien plus sur notre bien-être que n'importe quel chiffre ne pourrait jamais le faire.

La perspective « Global Glow »

Chez Global Glow, nous pensons que le bien-être émotionnel mérite d'être pris en compte dans le débat plus large sur la santé et la longévité.

La santé ne dépend pas uniquement de l'alimentation, de l'activité physique ou des biomarqueurs.

Elle est également influencée par le sommeil, le stress, la récupération, les relations, l'environnement, le comportement et la manière dont ces facteurs interagissent.

C'est pourquoi nous nous intéressons aux nouvelles avancées scientifiques concernant le système nerveux, la neuroplasticité et la régulation émotionnelle.

Ce n'est pas parce que l'esprit peut contrôler chaque résultat.

Et non pas parce qu'il faut éviter les émotions difficiles.

Mais parce que nos mondes intérieurs et extérieurs communiquent en permanence.

Prendre soin de notre santé peut donc aussi signifier apprendre à reconnaître nos schémas de comportement, se réserver du temps pour se ressourcer, renforcer les relations qui comptent pour nous, favoriser le sommeil et l'activité physique, et développer une plus grande souplesse dans notre façon de gérer le stress.

Le but n'est pas d'être toujours positif.

Le but n'est pas de ne jamais ressentir de peur, de tristesse ou de colère.

Il s'agit de développer la capacité à traverser différents états émotionnels sans rester bloqué en leur sein.

C'est peut-être une autre façon d'envisager ce que signifie « élever sa fréquence ».

Il ne s'agit pas simplement d'atteindre un chiffre plus élevé.

Mais prenez davantage conscience de l'état dans lequel vous vous trouvez, et reconnaissez que, grâce à l'expérience, à la pratique et au soutien, certains de ces schémas peuvent évoluer.

Avertissement à caractère éducatif

Cet article est publié à titre informatif uniquement et ne vise en aucun cas à fournir des conseils médicaux ou en matière de santé mentale, ni à établir un diagnostic ou à proposer un traitement. Toute personne présentant des symptômes physiques ou psychologiques persistants ou importants doit consulter un professionnel de santé dûment qualifié.

Références scientifiques et lectures complémentaires

Cet article s'appuie sur des recherches récentes en neurosciences, en régulation des émotions, en neuroplasticité, en physiologie du stress et en oscillations neuronales.

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